Interview avec Vincent Gaillard (directeur général de l’EPCR)

Entre deux week-end européen, Vincent Gaillard, directeur général de l’EPCR s’est confié à Rugby Est. Tous les sujets sont abordés sans détours.

L’EPCR existe depuis maintenant plus deux ans. Quel est l’état des lieux ?

Vincent Gaillard : La première saison a surtout servi à s’installer et à prendre ses marques au nouveau siège à Neuchâtel. La transition a été longue, trop longue, mais maintenant, on est pleinement opérationnel. Les revenus ont augmenté de 30% par rapport à l’ERC. La compétition est plus excitante désormais. On veut que la compétition soit la plus diversifié possible. Il faut asseoir le programme de sponsoring.  Les droits télé seront bientôt soumis à un appel d’offre au niveau domestique et international à partir de la saison 2018-19, normalement pour quatre saisons. On veut que la Champions Cup soit la compétition de club de référence dans le monde.

Avant d’envisager des changements, quel est le système de décision actuel au sein de l’EPCR ?

L’EPCR est dirigé par un comité de direction et un comité exécutif. Le comité de direction compte 12 membres qui représentent 6 fédérations et 3 ligues professionnelles (Premiership, Top 14, Pro 12). Chacun des 6 pays comptent 2 membres. Le comité exécutif est lui composé d’un représentant des trois ligues professionnelles, du président et du directeur général de l’EPCR. Le comité de direction gère l’aspect sportif. Le comité exécutif gère plus l’aspect commercial. Il n’y pas de représentants d’autres pays pour le moment.

La répartition des rôles entre l’EPCR et Rugby Europe pour le tournoi de qualification à la Challenge Cup est méconnu, qu’en est-il réellement ?

L’EPCR est détenteur des droits du tournoi. Rugby Europe a un rôle de sélection des équipes qui participent. Rugby Europe fait une recommendation à l’EPCR.


« Si Enisei se qualifie en quart de finale, ils resteront en Challenge Cup »

Le site de l’EPCR stipule qu’Enisei-STM doit disputer un barrage pour se maintenir en Challenge Cup, mais l’équipe russe est en position pour se qualifier pour les quarts de finale. Que se passera-t-il si Enisei atteint les quarts de finale.

On va travailler sur cet hypothèse très prochainement. Nous ne l’avions pas envisagé au départ. Si Enisei ou Timoara se qualifient pour les quarts de finale, on aura un scénario réadapté. Ils disputeront la Challenge Cup, pas les barrages. Ils peuvent obtenir le moyen de rester à ce niveau.

Y a-il des évolutions envisagées pour le tournoi de qualification ?

Le tournoi va avoir un nouveau nom et nouveau logo. On va l’annoncer en cours de saison. Il y aura une finale du tournoi à Édimbourg, le même week-end que la finale de la Champions Cup. Le stade, le jour et l’heure de la rencontre restent à définir. Cela permet de donner plus de profil à la competition.

Le format et le nombre d’équipes pourraient-ils changer ?

Oui. Le nombre d’équipes pourrait évoluer en fonction du niveau des équipes. Il faut garder la crédibilité sportive de la compétition avant de penser à rajouter des équipes. Il pourrait y avoir plusieurs équipes par pays également (hors Italie). On va travailler avec Rugby Europe pour s’assurer du niveau des équipes.


« Rien n’est fait pour la Géorgie »

L’arrivée de la Géorgie est prévue pour la saison prochaine ?

Non, rien n’est encore décidé.  Il serait logique que la Géorgie y participe, on pense également à la Pologne. Nous n’avons pas encore parlé de la saison 2017-18.

Concernant la Challenge Cup, l’attribution des places pourraient-elle changer à l’avenir ?

Le modèle de répartition est fixe. 18 places pour les trois grands championnats et 2 places par le biais des qualifications.

Envisagez-vous l’établissement d’un classement comme le coefficient UEFA pour définir la répartition des équipes selon les pays ?

Il n’est pas prévu de changer le modèle de répartition tel qu’il a été fixé depuis le départ. Il y a des moyens de se qualifier pour chacune des compétitions.

L’EPCR pourrait-elle aider au financement des ligues pro en Europe centrale et orientale ?

L’EPCR fournit déjà une aide au club qui se qualifie pour les competitions. Ce serait plutôt le rôle de Rugby Europe de mettre en oeuvre ce genre de financement.

 

2 pensées sur “Interview avec Vincent Gaillard (directeur général de l’EPCR)

  • octobre 24, 2016 à 9:14
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    Coucou Rugby Est,

    On dirait que la planète Ovale a décidé de changer de braquets :
    _ Les tournées concernent près de 30 nations
    _ Le rugby européen prend en compte les petits…

    Je souhaite à Enissei de se qualifier pour les quarts… Par contre, je ne vois pas pourquoi la Roumanie n’a pas eu le droit à une place pour le tournoi de qualification ( qui est complètement bancal )….

    J’attends de voir mais que l’on ne me dise pas que 16 équipes, c’est dûr à trouver…. Surtout si on rajoute la Géorgie et le Portugal que l’on a bien vite enterré….

  • octobre 24, 2016 à 9:21
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    Ils veulent pas revoir le nombre de places attribuées aux petites nations mais l’émergence des clubs russes risquent de provoquer le contraire et un retour à 24…. Les Celtes voulaient des Poules de 6, il n’y a pas si longtemps

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