Interview avec Vasily Artemyev (Krasny Yar, Russie) (1/2)

Avant le match clé de Krasny Yar face à El Salvador, Vasily Artemyev, passé par Northampton et international depuis 2009, nous livre son sentiment sur les échéances à venir et les ambitions de la Russie pour les prochaines années.

Vous avez joué centre contre Mogliano, vous le serez à nouveau contre El Salvador, c’est assez inhabituel pour vous ?

Actuellement, les coachs ont besoin de moi pour combler cette position. J’ai déjà joué centre pas mal de fois au cours des dernières années, mais sinon, je suis un arrière de métier.

Face à Mogliano, vous avez totalement dominé la première période (27-0), avez-vous des regrets sur la deuxième ?

C’est sûr qu’on n’était pas heureux de notre deuxième mi-temps, on a eu beaucoup de mal à sortir des vestiaires, on a commis des erreurs et on a permis aux Italiens de venir dans nos 22. Ils ont pu nous faire mal avec leurs mauls. On aurait dû jouer avec plus de précision dans notre camp. On doit apprendre à rester concentrer même quand on mène largement.

Est-ce que vous pensez à la différence de points ? Pensez-vous que ça va se jouer à ça au final ?

C’est probable. C’est pour ça qu’on doit être plus précis dans ce qu’on fait pour les prochains match. Enfin dans l’ordre, il faut déjà se concentrer sur la victoire, puis le bonus, puis éventuellement la différence de points.

El Salvador a battu largement Dendermonde le week-end passé, à quoi vous attendez-vous samedi ?

On a regardé leur dernier matches, c’est une bonne équipe avec des porteurs de ballon puissants, un bon buteur et des arrières rapides, ça sera un match difficile. Mais avant tout, on essaie de se focaliser sur notre jeu avant de penser à l’adversaire. Il peut toujours changer ses plans pour nous. Il est important de bien faire ce qu’on a préparé et ce à quoi on s’est entraîné.


« Le staff est dans la bonne direction pour progresser »

La Russie va jouer la Coupe des Nations à Hong Kong en novembre, vous y serez ?

Oui. L’équipe sera un mix de joueurs expérimentés et de jeunes qui poussent la porte pour entrer dans l’équipe. Ce sera notre dernière série de matches avant un important Championnat Rugby Europe.

Auriez-vous aimé jouer un peu plus pendant cette fenêtre internationale ? La Russie et les Etats-Unis aurez pu se rencontrer le 26 novembre par exemple.

On a déjà trois rencontres à Hong Kong. ça n’aurait pas été simple face à une équipe comme les Etats-Unis. On a déjà pas de joueurs impliqués dans les compétitions européennes à Krasny Yar ou Enisei donc ça aurait été plutôt compliqué d’avoir un autre match international.
On aimerait affronter des équipes comme les Etats-Unis le plus souvent possible, mais là, il y a déjà ce tournoi à Hong Kong de prévu.

Que pensez-vous des progrès du rugby russe en général ?

Avec les competitions européennes, les clubs russes commencent à se frotter à des adversaires inédits et plus forts, c’est vraiment une bonne chose, ça aide les clubs et les joueurs à se développer.
L’équipe nationale a besoin d’affronter des équipes de qualité. On a une direction et un staff solide qui ont la bonne stratégie pour progresser. Ca n’a pas toujours été comme ça, il y avait eu des remaniements pendant les qualification à la dernière Coupe du monde. Maintenant, on espère être dans la bonne direction.

Demain, Vasily nous parlera de la RRPL et de son importance en Russie…