Enisei déterminé à l’emporter à Worcester

Enisei-STM (Krasnoyarsk) affrontera Worcester samedi après-midi en conclusion de la phase de poule de la Challenge Cup. Les Russes avaient battu les Anglais lors de la première journée (19-12) et comptent bien récidiver pour remporter un troisième succès historique.

Toute chance de qualification s’est envolé en terre galloise, mais ce n’est pas pour autant que les Sibériens vont se laisser aller au tourisme. En préparation à Cheltenham depuis samedi, les hommes d’Alexander Pervukhin sont décidés à terminer la compétition par une victoire. Et si victoire il y a, elle serait historique, car jamais un club se situant hors des six nations n’a gagné à l’extérieur dans l’histoire des compétitions européennes.

L’occasion est belle pour Enisei-STM de remporter un troisième succès car Worcester semble terminer la compétition en roue libre en alignant une équipe profondément remaniée. De leur coté, les Russes devraient profiter du retour de leur capitaine, le taulier Uldis Saulite. Le Letton semble se remettre d’une blessure à la cuisse contracté à Brive.

Depuis samedi soir, la douloureuses défaite à Newport a été évacuée. Les Russes sont désormais focalisés sur le travail à effectuer pour arrêter cette série de trois défaites. « On se concentre vraiment sur les bons réglages, de l’organisation à la technique individuelle. La différence s’est faite sur la prise de décision lors des derniers matchs, on doit régler ça, autant en attaque qu’en défense« , explique le pilier international samoan Jake Grey. Les Russes devront apprendre de leur défaite en terre gallois, il devront apprendre de leurs échecs répétés devant la ligne d’essai. « L’équipe a vraiment tout à apprendre de ce match à Newport. On doit progresser dans notre organisation devant la ligne pour percer ce dernier rideau« , poursuit le Samoan.

Enisei s’était-il vu trop beau, trop tôt ? Flanqués de l’étiquette de favori de la poule après leurs deux très belles victoires en ouverture, les Sibériens ont-ils succombé à la pression ? « Les Russes ne sont pas du style à gamberger, ils font leur job et essayent encore plus d’arriver à leur but » selon Jake Grey. « Quoiqu’on en dise, la Challenge Cup est une competition difficile, les équipes ont rapidement réalisé qu’ils ne pouvaient pas nous sous-estimer. On a vu de très bons joueurs en face« . Quoiqu’il en soit, Enisei joue désormais sans aucune pression, peut-être la meilleure manière de montrer le meilleur du rugby russe dans un final éclatant.